Fin de la première journée de Rock En Seine.
Retour à l'hôtel de Saint Cloud.
Hôtel convenable, très convenable même.
Douche, fascination devant les photos, écriture de texto,
et enfin, assoupissement, des étoiles pleins les yeux,
me remémorant plus particulièrement Carl Barât
entrant sur scène avec ses acolytes.
Une belle nuit en perspective.
Samedi 26 Août.
Réveil à 9h30.
Préparation rapide pour quitter la chambre.
Les femmes de ménage sont très matinales.
Dommage pour ma grasse mat'.
Pseudo-p'tit déj' près d'un bois.
Sur une place de parking.
Avec mon père, on fait chauffer de l'eau dans le coffre de notre voiture,
avec le célèbre camping-gaz, objet très utile dans ces moments-là.
Deux cafés, quelques gâteaux secs.
Brossage de dents dans les bois.
Rock'n'roll.
Durant le reste de la matinée, recherche d'un magasin quelconque
où nous pourrions trouver des sandwichs et une bouteille d'eau AVEC un bouchon,
puisque les vigiles ont pris mon bouchon la veille. -_-"
Les panneaux de Saint Cloud sont plutôt drôles!
Ils indiquent des Super U, Leclerc, Monoprix et j'en passe à 5 minutes,
et on a beau aller dans la bonne direction, on n'les trouve pas.
Mais bon, on visite les rues, bel avantage!
Puis, finalement on trouve un bon coin.
Achat de sandwichs.
Puis, pique-nique.
C'est à faire!
Et là, c'est le drame.
L'envie pressante qui vous titille le corps.
Mais, pas de toilettes à proximité.
Et il est 13h20.
Bref. On s'paye un café dans un bar
histoire de pouvoir utiliser leur trône.
Une fois chose faite, il est 13h50.
J'suis en stress.
Je n'veux pas être en retard.
Déjà que pour cette journée, je suis seule,
alors si en plus je suis à 100 mètres de la scène.
>_<
Départ pour le Domaine National de Saint Cloud.
Mon père me dépose.
Je suis la foule vers l'entrée du Domaine.
Il est 14h.
J'entre.
Me fait contrôler mon bracelet rose.
Cache le nouveau bouchon de ma bouteille dans ma main,
explique au vigile que j'ai compris la leçon d'hier. :)
Il me félicite, riant, et je passe.
Mission bouchon réussie.
Je suis sur le site.
Seule cette fois-ci.
Je stresse donc un peu plus.
L'idée de me promener seule, sans personne à qui parler,
sans personne avec qui voir les concerts, m'effraie.
Mais j'ôte cette idée d'ma tête, et avance vers la Grande Scène.
Cette deuxième journée est beaucoup plus impressionnante.
Il y a plus de monde que la veille.
Radiohead a fait son effet.
J'arrive à la Grande Scène.
Il n'y a pas tant de monde que ça qui attend devant.
Je me place au deuxième rang, assurant ma vue.
Les gens devant et autour de moi ne sont pas des adolescents.
Ce sont plutôt des trentenaires je pense.
Je suppose qu'ils viennent pour Radiohead.
Chose que me confirment leurs tee-shirts à l'effigie du groupe en question.
Ils s'assurent donc des places pour le show de Radiohead en fin d'soirée.
Bref. J'attends. J'attends longtemps.
Il pleut. Des averses s'enchainent.
Mais c'est supportable.
Mais j'suis seule, j'm'ennuie.
Attente d'une heure et demie.
Puis, enfin, le groupe entre.
Taking Back Sunday.
Ce groupe faisait tâche par rapport aux autres.
Ne vous méprenez pas: j'ai adoré leur show,
mais j'entends par 'tâche' qu'ils n'étaient pas du tout dans le même style musical
que tous les autres groupes passés ou à passer sur la Grande Scène.
Je me demande d'ailleurs ce qu'ils faisaient sur cette Scène.
Même si, au final, je trouve qu'ils méritaient bien cette place.
En effet, leur show fut excellent.
Je n'connaissais que quelques morceaux.
Et je n'ai pas été déçue.
Je me suis même procurée l'album cette semaine tellement j'ai apprécié.
Le chanteur est très maniéré. ça lui va bien.
Il court dans tous les sens, jète son micro à tout va, le rattrape, nous sort un couplet,
le relance, se met à courir, va titiller ses guitaristes, j'en passe et des meilleures.
Je n'compte même plus le nombre de fois où il a jeté son micro en l'air,
à bien deux mètres au dessus de lui,
le laissant retomber et l'enlaçant autour de son cou,
ou alors le laissant s'affaler au sol, tout connement.
Les autres membres du groupe ne sont pas en reste.
Ils sont énergiques, concentrés sur leur jeu.
Mais ce chanteur, Adam de son prénom me semble-t'il, était vraiment époustouflant.
Les Taking Back Sunday sont un groupe de live.
J'en suis restée toute retournée.
Et puis, finalement, le show s'achève.
Place au changement de matériel et à la désormais habituelle attente.
Les personnes derrière moi, des trentenaires Radioheadiens, se plaignent.
Ils râlent contre les TBS, ronchonnant que c'était nul, qu'ils n'avaient rien à faire là.
Ils disent ouvertement que "c'était de la merde".
Je suis choquée par cet irrespect.
Je suis d'accord qu'on ne puisse pas aimer tous les groupes ou tous les genres musicaux,
mais je suis contre le fait de dire que "c'est de la merde".
Tout groupe mérite un tant soit peu de respect.
Surtout quand on vient de les voir en live.
Et surtout quand on sait que certaines personnes apprécient et sont postées juste devant vous.
Bref. Cette réflexion m'a laissée sur le cul.
Enfin, passons.
Le concert à venir était celui de Phoenix.
Seigneur dieu j'attendais ce concert.
Je suis toujours au deuxième rang.
Derrière des fans de Radiohead.
Alors, je prends mon courage à deux mains, et tente une technique.
J'interpelle la personne devant moi, accoudée à la barrière.
"Excusez-moi, vous venez pour Radiohead je suppose?"
Réponse affirmative.
"Euh, est-ce que ce serait possible que je prenne votre place pour le show suivant?
Parce qu'en fait, j'suis venue en partie pour Phoenix, et j'avoue que si je pouvais être devant
ne serait-ce que pour ce concert, ce serait vraiment parfait..."
Autre réponse affirmative.
J'assure à la personne en question que je m'en vais dès que Phoenix ont fini de jouer.
Elle accepte donc de me laisser passer. J'suis aux anges.
Je me colle à la barrière.
J'suis bien. J'attends Phoenix.
Il ne pleut plus. Sauf à quelques rares moments.
Attente.
17h. Phoenix. Allez hop.
Le show commence.
Le bonheur!
Thomas Mars et ses camarades entrent en scène.
Les morceaux défilent.
Des morceaux de chaque album.
Un petit bout de chaque cd.
La recette d'un concert parfait.
L'énergie y est.
Le talent également.
Le public, en revanche, n'est pas franchement follichon.
On aurait pu rêver mieux pour eux.
Mais bon, ce n'est pas ça qui va me gâcher mon show.
Phoenix. Encore et toujours.
La voix de Thomas Mars.
Leur pop électrisante.
Magnifique.
'If I Ever Feel Better' et 'Long Distance Call' rapportent le plus de succès.
Moi, je suis fascinée par 'Napoleon Says', encore plus que sur l'album.
Je suis devant, je les observe, je les trouve bon.
Je rêve déjà au prochain concert en Octobre.
Que de bonheur.
Et voilà que le concert se termine.
Je remercie la gentille fan de Radiohead, et me faufile difficilement pour sortir de la foule.
Quand je réussis enfin à me dégager, je me dirige vers la Scène de la Cascade.
L'excitation de voir les Rakes m'envahit. Je presse le pas.
J'ai dans l'idée de me faufiler pour me trouver une bonne place.
J'arrive sur les lieux. Un concert vient de commencer.
Skin. L'ex-chanteuse de Skunk Anansie.
Je me poste dans un coin.
Je suis assez loin de la scène, chose qui m'agace,
mais je me dis que je grappillerai des places quand Skin aura terminé.
Alors je la regarde.
Et, honnêtement, même si je reconnais que cette fille-là a une voix vraiment bonne,
je regrette d'être en train de rater les Dead 60's pour elle.
En bref, je n'ai vraiment pas aimé son show.
Je l'ai pourtant trouvé talentueuse et motivée,
mais elle ne m'emballe pas.
Déjà que j'avais un peu de mal avec Skunk Anansie alors bon...
Tant pis pour moi. J'aurais au moins tenté d'apprécier.
Skin finit son set.
Les gens sont contents.
Y'a du monde, ouais, pas mal de monde même.
Et puis, quand c'est enfin terminé, j'essaie de me faufiler.
J'arrive à la barrière, sur le côté.
Et là, au bout de cinq bonnes minutes, une masse de personnes finissent par partir.
Comme ça, tout d'un coup, les gens s'en vont.
Je suppose que c'est le début du phénomène 'soirée Radiohead'.
Je me dis que je vais jouer ma vie pour avoir une place convenable pour Radiohead,
mais tant pis, je veux absolument voir les Rakes.
Les ayant déjà ratés une fois sur Bordeaux, je refuse de les rater une deuxième fois.
Alors je m'installe à la barrière, plus ou moins au centre de la scène.
Et j'attends. Encore et toujours.
Et là, je me retrouve entre des anglais.
En fait, je suis entourée.
Deux anglais à ma gauche et une anglaise à ma droite.
Et ils discutent.
Alors je me mets à croire qu'ils sont venus ensembles,
et je me sens mal à l'aise d'être entre eux.
Mais je n'veux pas perdre ma place. Le dilemme.
Et puis, soudain, un des deux anglais à ma gauche me demande:
'Anglaise? Française?' avec son bel accent britannique.
Je lui réponds, étonnée qu'il m'adresse la parole.
Il me demande ensuite si je viens pour voir les Editors ou Radiohead.
Je suis fascinée par son accent quand il prononce ces noms de groupes.
Je lui réponds gentiment.
Et il finit par se retourner pour parler à son ami.
Et c'est là que l'anglaise à ma droite commence à me parler.
Elle me parle en français. Un beau français tout propre.
Elle habite à Saint Tropez. Est anglaise. A vu toutes sortes de bons concerts,
et rencontré des artistes notables comme les Arctic Monkeys ou les Archive.
Est souriante à souhait. A récupéré le médiator des Raconteurs et celui de Skin grâce à son talent de 'discuteuse professionnelle avec les vigiles'.
Bref, elle est bien sympathique.
Nous discutons en attendant les Rakes.
Nous discutons aussi avec les deux anglais de gauche.
Une bonne occupation avant le concert.
Et voilà finalement que le show commence.
Les Rakes entrent en scène.
Là, ça y'est, je deviens hystérique.
Mais, hystérique en silence.
J'entends par là que je sens l'enthousiasme et l'excitation monter en moi,
sans pour autant que je me mette à pousser des hurlements stridents
à l'encontre des membres du groupe.
Me voilà donc en plein concert des Rakes.
Ô joie.
Ils enchainent leurs chansons avec une énergie fabuleuse.
Le public est conquis. Les slams se multiplient. Les cris gagnent en puissance.
Les Rakes sont parfaits, nous offrant un show bien propre, sans fausse note.
Il y a de l'énergie à revendre.
Des mouvements de jambes comme les britanniques en ont pour la plupart le secret.
Les pseudos-chorégraphies d'Alan Donohoe donnent le sourire.
Le groupe est enthousiaste. Et le public n'est pas en reste.
La foule scande les 'OhOhOhOh' de la chanson 'Open Book', moment fort du concert.
Les cris s'intensifient à chaque fin de morceau.
A ma grande joie, ils jouent leur reprise de Gainsbourg, 'Just A Man With A Job'.
J'ai les yeux qui brillent à la vue d'Alan D. chantant:
'Des p'tits trous, des p'tits trous, encore des p'tits trous'.
Et le show continue, encore et encore.
Mention spéciale, pour ma part, pour '22 Grand Job' et 'Strasbourg'.
En bref, ce fut un show merveilleux.
Et voilà que le spectacle se termine, les Rakes repartent.
Le public aussi, après quelques cris.
J'imagine qu'ils s'en vont tous se chercher de bonnes places pour Radiohead.
Je décide de rester encore un peu devant la scène avant de m'en aller,
ne voulant pas me retrouver dans la masse humaine de la Grande Scène.
Et c'est là que les deux anglais précédemment cités vont jouer leur rôle dans mon histoire.
Ils m'interpellent. Nous discutons. Nous voilà partis.
Je reste environ une heure à leur parler.
Ils sont très sympathiques.
Je bafouille dans mon anglais.
J'me galère, mais j'aime bien leur parler.
Ils rient de me voir si timide, articulant mon anglais avec difficulté.
Eux ne parlent pas un mot de Français.
Jared et Adam. Deux prénoms magnifiques.
26 ans. Manchester. Fans des Editors.
Ils finissent par me payer une bière que nous sirotons à la barrière de la scène des Rakes.
Nous parlons de tout et de rien.
Ils sont d'avis que Pete Doherty est un fou.
Je leur parle de Noir Désir du fait qu'ils ne connaissaient aucun groupe français.
Ils se marrent en apprenant l'affaire Cantat.
Nous parlons du festival. On rit.
Jared est charmant. RayBan, jean cigarette, converses.
Adam est drôle. Essayant d'articuler 'Je voudrwais twois grwandes beers s'il vous playy'.
Je passe un bon moment. Parlant anglais assez maladroitement.
Et puis, il est temps d'partir.
Je leur explique que je veux tenter de voir Beck et d'ensuite me placer pour Radiohead.
Ils préfèrent ne pas rater les Editors. Groupe que je regrette de ne pas avoir vu.
Je m'en vais, les remerciant,
et eux me faisant promettre qu'on se reverrait dans un pub à Manchester.
Je repars vers la Grande Scène, sourire aux lèvres.
Et c'est là que j'aperçois la foule immense qui s'étale devant moi.
Je me décide à avancer. J'entends Beck chanter.
Petit détour par le stand de merchandising.
Achat d'un tee-shirt à l'effigie de Phoenix.
Puis, retour dans la masse humaine.
'Loser' rapporte un franc succès.
Beck propose un show décalé et déjanté.
J'aperçois, sur les écrans, des pantins, représentant le groupe, qui jouent sur scène.
Je souris à l'idée que Beck a encore frappé.
Je tente de me faufiler.
Mais c'est sans espoir, je n'trouve jamais de 'meilleure' place.
Alors je finis par m'immobiliser.
Par chance, j'entends 'E-pro' qui commence.
Excellente interprétation.
Applaudissements.
Des hommes déguisés en ours apparaissent sur scène.
Voici l'orgie de Beck.
Beau concert au final, même si je n'ai pas tout vu.
Quand vient la fin du show de Beck, la vague humaine s'agite.
'Ouais, y'a Radiohead après! Trop bieeenn'.
Je décide alors d'entamer mon périple périlleux.
En effet, je commence à me faufiler,
espérant trouver une place un peu plus convenable.
Et vas-y que je me faufile, que je m'excuse à tout va, que j'avance encore et encore.
Je croise des gens étranges, de drôles de festivaliers.
'Pour passer il faut m'offrir une cigarette. Ou un bisou.'
'Oh, mais c'est elle!!! On l'a retrouvée!'
Je ris de voir tant de gens follichons.
Je continue à me faufiler.
Deux personnes m'arrêtent, me parlent, et me tendent leurs bières.
Je n'refuse pas, boit une gorgée de chaque et repart.
Belle ambiance. J'aime beaucoup.
Et puis, finalement, à force d'avancer, je me rends compte que tout faufilage est vain.
Je m'arrête donc, évalue ma place.
Je suis loin. Très loin. Mais j'arrive à apercevoir la scène.
Je reste donc à cet endroit.
Et j'attends.
21h45.
La foule compacte se met à crier.
Radiohead entre en scène.
30000 personnes hurlent.
C'est à voir.
J'entrevois Thom Yorke.
J'observe également les écrans.
Le show est grandiose.
C'est Radiohead en même temps.
Un jeu de lumière omniprésent et impressionnant.
Les écrans, séparés en quatre parties, nous montrant des parties du corps de chaque musicien.
Une foule assez calme pendant les morceaux, et s'extasiant à chaque coupure.
Putain. Radiohead. Le concert à ne pas rater. Le groupe à ne pas manquer sur scène.
Je suis loin. Mais j'y vois. Autant sur les écrans que sur la scène.
Je suis fascinée par la voix de Thom Yorke.
Puissante, attirante, émouvante, percutante.
Cette voix qui se ballade au rythme des guitares, pianos, et autres instruments.
Le groupe entier est fabuleux.
Les morceaux s'enchainent.
Morceaux piochés dans tous leurs albums.
Un mélange judicieux pour une set list splendide.
Au regret de nombre de fans, 'Creep' n'est pas jouée.
Des nouveaux morceaux débarquent.
Ils donnent l'eau à la bouche quant au prochain album du groupe.
Les anciens morceaux ravissent les fans de la première heure.
Le public est comme hypnotisé.
C'est assez impressionnant.
Le silence se fait pendant les chansons.
Pas de cris hystériques. Pas de mouvements de foule.
Seulement un public calme et savourant chaque note, chaque son.
Un silence quasi-religieux à certains moments.
Le rêve. On n'peux pas mieux profiter du spectacle.
Le groupe joue. Le public savoure.
Radiohead quoi.
Le concert dure plus d'une heure et demie.
Epoustouflant.
Je suis fascinée par tant de beau spectacle.
J'entrevois toujours Thom Yorke, alternant piano et guitare.
Je n'vois que peu les autres membres du groupe.
J'essaie de me rattraper en les observant sur les écrans.
Fin du show.
Cris. Hurlements. Joie.
Le public est unanime: ce fut merveilleux.
Quelques applaudissements plus tard, voilà que Radiohead revient.
Rappel. Un rappel nécessaire, afin d'achever la foule dans son enthousiasme.
Et là, c'est le drame. Mon drame, devrais-je préciser.
Ultime chanson.
Thom Yorke lance un 'Au revoir' à la foule.
Et le groupe entame la chanson.
Et quelle chanson. :')
Putain. Putain.
Karma Police.
Un choix parfait, à mon avis.
Je me sens faillir.
Une larme est prète à naitre dans mes yeux.
Je suis ridicule.
Mais, là, entourée de 30000 personnes, je n'pense pas être la seule.
Alors je me laisse aller à l'écoute du morceau.
Thom Y. articulant des 'Karma Police' de sa voix magnifique.
30000 personnes scandant des 'This is what you get'.
Impressionnant.
Il n'y a pas de mots pour décrire ça.
Les jeux de lumière qui s'intensifient une dernière fois.
Le groupe jouant son morceau à la perfection.
Putain. Mon enthousiasme est immense.
Et voilà que c'est fini.
Concert inoubliable.
Tout simplement.
'Karma Police' résonne encore dans ma tête.
Je revois cette scène.
Comme si j'y étais encore.
Fin du festival.
La foule s'en va.
Galère pour réussir à sortir, parmi la vague humaine qui déferle.
Puis, finalement, la sortie arrive enfin.
Direction la voiture de mon père.
Des étoiles pleins les yeux.
Me remémorant chaque instant crucial de ces deux jours.
Départ de Saint Cloud.
Il est minuit.
Petit passage par Paris.
J'ai envie de voir la Tour Eiffel.
Alors on y passe.
On voit la magnifique Tour de Fer.
J'aperçois les Champs Elysées.
D'autres monuments.
Paris quoi.
Et puis, on part, direction Bordeaux.
Difficile de garder les yeux ouverts en roulant de nuit.
Je m'endors. Pensant aux DPT, Rakes, et autres Phoenix et Radiohead.
Mais je me réveille bien vite. Préférant rêver les yeux ouverts.
Nous finissons par arriver vers 8h à la maison.
Retour à la réalité.
Plus de Paris. Plus de Rock En Seine.
A l'année prochaine, qui sait?