As long as I gaze on waterloo sunset, I am in paradise.


Même que ce blog a un an et quelques jours.

Même qu'il faut une fin à tout.

Même que BeautifulRomance n'est plus ce qu'il a été.

Même que moi non plus.

Et même qu'on verra plus tard.
.
# Posté le lundi 25 septembre 2006 15:38

It's never been like that ! Part II.

It's never been like that !  Part II.

Fin de la première journée de Rock En Seine.
Retour à l'hôtel de Saint Cloud.
Hôtel convenable, très convenable même.
Douche, fascination devant les photos, écriture de texto,
et enfin, assoupissement, des étoiles pleins les yeux,
me remémorant plus particulièrement Carl Barât
entrant sur scène avec ses acolytes.
Une belle nuit en perspective.


Samedi 26 Août.
Réveil à 9h30.
Préparation rapide pour quitter la chambre.
Les femmes de ménage sont très matinales.
Dommage pour ma grasse mat'.


Pseudo-p'tit déj' près d'un bois.
Sur une place de parking.
Avec mon père, on fait chauffer de l'eau dans le coffre de notre voiture,
avec le célèbre camping-gaz, objet très utile dans ces moments-là.
Deux cafés, quelques gâteaux secs.
Brossage de dents dans les bois.
Rock'n'roll.


Durant le reste de la matinée, recherche d'un magasin quelconque
où nous pourrions trouver des sandwichs et une bouteille d'eau AVEC un bouchon,
puisque les vigiles ont pris mon bouchon la veille. -_-"
Les panneaux de Saint Cloud sont plutôt drôles!
Ils indiquent des Super U, Leclerc, Monoprix et j'en passe à 5 minutes,
et on a beau aller dans la bonne direction, on n'les trouve pas.
Mais bon, on visite les rues, bel avantage!
Puis, finalement on trouve un bon coin.
Achat de sandwichs.
Puis, pique-nique.
C'est à faire!


Et là, c'est le drame.
L'envie pressante qui vous titille le corps.
Mais, pas de toilettes à proximité.
Et il est 13h20.
Bref. On s'paye un café dans un bar
histoire de pouvoir utiliser leur trône.
Une fois chose faite, il est 13h50.
J'suis en stress.
Je n'veux pas être en retard.
Déjà que pour cette journée, je suis seule,
alors si en plus je suis à 100 mètres de la scène.
>_<


Départ pour le Domaine National de Saint Cloud.
Mon père me dépose.
Je suis la foule vers l'entrée du Domaine.
Il est 14h.
J'entre.
Me fait contrôler mon bracelet rose.
Cache le nouveau bouchon de ma bouteille dans ma main,
explique au vigile que j'ai compris la leçon d'hier. :)
Il me félicite, riant, et je passe.
Mission bouchon réussie.


Je suis sur le site.
Seule cette fois-ci.
Je stresse donc un peu plus.
L'idée de me promener seule, sans personne à qui parler,
sans personne avec qui voir les concerts, m'effraie.
Mais j'ôte cette idée d'ma tête, et avance vers la Grande Scène.
Cette deuxième journée est beaucoup plus impressionnante.
Il y a plus de monde que la veille.
Radiohead a fait son effet.


J'arrive à la Grande Scène.
Il n'y a pas tant de monde que ça qui attend devant.
Je me place au deuxième rang, assurant ma vue.
Les gens devant et autour de moi ne sont pas des adolescents.
Ce sont plutôt des trentenaires je pense.
Je suppose qu'ils viennent pour Radiohead.
Chose que me confirment leurs tee-shirts à l'effigie du groupe en question.
Ils s'assurent donc des places pour le show de Radiohead en fin d'soirée.
Bref. J'attends. J'attends longtemps.
Il pleut. Des averses s'enchainent.
Mais c'est supportable.
Mais j'suis seule, j'm'ennuie.
Attente d'une heure et demie.
Puis, enfin, le groupe entre.
Taking Back Sunday.
Ce groupe faisait tâche par rapport aux autres.
Ne vous méprenez pas: j'ai adoré leur show,
mais j'entends par 'tâche' qu'ils n'étaient pas du tout dans le même style musical
que tous les autres groupes passés ou à passer sur la Grande Scène.
Je me demande d'ailleurs ce qu'ils faisaient sur cette Scène.
Même si, au final, je trouve qu'ils méritaient bien cette place.
En effet, leur show fut excellent.
Je n'connaissais que quelques morceaux.
Et je n'ai pas été déçue.
Je me suis même procurée l'album cette semaine tellement j'ai apprécié.
Le chanteur est très maniéré. ça lui va bien.
Il court dans tous les sens, jète son micro à tout va, le rattrape, nous sort un couplet,
le relance, se met à courir, va titiller ses guitaristes, j'en passe et des meilleures.
Je n'compte même plus le nombre de fois où il a jeté son micro en l'air,
à bien deux mètres au dessus de lui,
le laissant retomber et l'enlaçant autour de son cou,
ou alors le laissant s'affaler au sol, tout connement.
Les autres membres du groupe ne sont pas en reste.
Ils sont énergiques, concentrés sur leur jeu.
Mais ce chanteur, Adam de son prénom me semble-t'il, était vraiment époustouflant.
Les Taking Back Sunday sont un groupe de live.
J'en suis restée toute retournée.


Et puis, finalement, le show s'achève.
Place au changement de matériel et à la désormais habituelle attente.
Les personnes derrière moi, des trentenaires Radioheadiens, se plaignent.
Ils râlent contre les TBS, ronchonnant que c'était nul, qu'ils n'avaient rien à faire là.
Ils disent ouvertement que "c'était de la merde".
Je suis choquée par cet irrespect.
Je suis d'accord qu'on ne puisse pas aimer tous les groupes ou tous les genres musicaux,
mais je suis contre le fait de dire que "c'est de la merde".
Tout groupe mérite un tant soit peu de respect.
Surtout quand on vient de les voir en live.
Et surtout quand on sait que certaines personnes apprécient et sont postées juste devant vous.
Bref. Cette réflexion m'a laissée sur le cul.


Enfin, passons.
Le concert à venir était celui de Phoenix.
Seigneur dieu j'attendais ce concert.
Je suis toujours au deuxième rang.
Derrière des fans de Radiohead.
Alors, je prends mon courage à deux mains, et tente une technique.
J'interpelle la personne devant moi, accoudée à la barrière.
"Excusez-moi, vous venez pour Radiohead je suppose?"
Réponse affirmative.
"Euh, est-ce que ce serait possible que je prenne votre place pour le show suivant?
Parce qu'en fait, j'suis venue en partie pour Phoenix, et j'avoue que si je pouvais être devant
ne serait-ce que pour ce concert, ce serait vraiment parfait..."
Autre réponse affirmative.
J'assure à la personne en question que je m'en vais dès que Phoenix ont fini de jouer.
Elle accepte donc de me laisser passer. J'suis aux anges.
Je me colle à la barrière.
J'suis bien. J'attends Phoenix.
Il ne pleut plus. Sauf à quelques rares moments.
Attente.


17h. Phoenix. Allez hop.
Le show commence.
Le bonheur!
Thomas Mars et ses camarades entrent en scène.
Les morceaux défilent.
Des morceaux de chaque album.
Un petit bout de chaque cd.
La recette d'un concert parfait.
L'énergie y est.
Le talent également.
Le public, en revanche, n'est pas franchement follichon.
On aurait pu rêver mieux pour eux.
Mais bon, ce n'est pas ça qui va me gâcher mon show.
Phoenix. Encore et toujours.
La voix de Thomas Mars.
Leur pop électrisante.
Magnifique.
'If I Ever Feel Better' et 'Long Distance Call' rapportent le plus de succès.
Moi, je suis fascinée par 'Napoleon Says', encore plus que sur l'album.
Je suis devant, je les observe, je les trouve bon.
Je rêve déjà au prochain concert en Octobre.
Que de bonheur.


Et voilà que le concert se termine.
Je remercie la gentille fan de Radiohead, et me faufile difficilement pour sortir de la foule.
Quand je réussis enfin à me dégager, je me dirige vers la Scène de la Cascade.
L'excitation de voir les Rakes m'envahit. Je presse le pas.
J'ai dans l'idée de me faufiler pour me trouver une bonne place.
J'arrive sur les lieux. Un concert vient de commencer.
Skin. L'ex-chanteuse de Skunk Anansie.
Je me poste dans un coin.
Je suis assez loin de la scène, chose qui m'agace,
mais je me dis que je grappillerai des places quand Skin aura terminé.
Alors je la regarde.
Et, honnêtement, même si je reconnais que cette fille-là a une voix vraiment bonne,
je regrette d'être en train de rater les Dead 60's pour elle.
En bref, je n'ai vraiment pas aimé son show.
Je l'ai pourtant trouvé talentueuse et motivée,
mais elle ne m'emballe pas.
Déjà que j'avais un peu de mal avec Skunk Anansie alors bon...
Tant pis pour moi. J'aurais au moins tenté d'apprécier.


Skin finit son set.
Les gens sont contents.
Y'a du monde, ouais, pas mal de monde même.
Et puis, quand c'est enfin terminé, j'essaie de me faufiler.
J'arrive à la barrière, sur le côté.
Et là, au bout de cinq bonnes minutes, une masse de personnes finissent par partir.
Comme ça, tout d'un coup, les gens s'en vont.
Je suppose que c'est le début du phénomène 'soirée Radiohead'.
Je me dis que je vais jouer ma vie pour avoir une place convenable pour Radiohead,
mais tant pis, je veux absolument voir les Rakes.
Les ayant déjà ratés une fois sur Bordeaux, je refuse de les rater une deuxième fois.
Alors je m'installe à la barrière, plus ou moins au centre de la scène.
Et j'attends. Encore et toujours.


Et là, je me retrouve entre des anglais.
En fait, je suis entourée.
Deux anglais à ma gauche et une anglaise à ma droite.
Et ils discutent.
Alors je me mets à croire qu'ils sont venus ensembles,
et je me sens mal à l'aise d'être entre eux.
Mais je n'veux pas perdre ma place. Le dilemme.
Et puis, soudain, un des deux anglais à ma gauche me demande:
'Anglaise? Française?' avec son bel accent britannique.
Je lui réponds, étonnée qu'il m'adresse la parole.
Il me demande ensuite si je viens pour voir les Editors ou Radiohead.
Je suis fascinée par son accent quand il prononce ces noms de groupes.
Je lui réponds gentiment.
Et il finit par se retourner pour parler à son ami.
Et c'est là que l'anglaise à ma droite commence à me parler.
Elle me parle en français. Un beau français tout propre.
Elle habite à Saint Tropez. Est anglaise. A vu toutes sortes de bons concerts,
et rencontré des artistes notables comme les Arctic Monkeys ou les Archive.
Est souriante à souhait. A récupéré le médiator des Raconteurs et celui de Skin grâce à son talent de 'discuteuse professionnelle avec les vigiles'.
Bref, elle est bien sympathique.
Nous discutons en attendant les Rakes.
Nous discutons aussi avec les deux anglais de gauche.
Une bonne occupation avant le concert.


Et voilà finalement que le show commence.
Les Rakes entrent en scène.
Là, ça y'est, je deviens hystérique.
Mais, hystérique en silence.
J'entends par là que je sens l'enthousiasme et l'excitation monter en moi,
sans pour autant que je me mette à pousser des hurlements stridents
à l'encontre des membres du groupe.
Me voilà donc en plein concert des Rakes.
Ô joie.
Ils enchainent leurs chansons avec une énergie fabuleuse.
Le public est conquis. Les slams se multiplient. Les cris gagnent en puissance.
Les Rakes sont parfaits, nous offrant un show bien propre, sans fausse note.
Il y a de l'énergie à revendre.
Des mouvements de jambes comme les britanniques en ont pour la plupart le secret.
Les pseudos-chorégraphies d'Alan Donohoe donnent le sourire.
Le groupe est enthousiaste. Et le public n'est pas en reste.
La foule scande les 'OhOhOhOh' de la chanson 'Open Book', moment fort du concert.
Les cris s'intensifient à chaque fin de morceau.
A ma grande joie, ils jouent leur reprise de Gainsbourg, 'Just A Man With A Job'.
J'ai les yeux qui brillent à la vue d'Alan D. chantant:
'Des p'tits trous, des p'tits trous, encore des p'tits trous'.
Et le show continue, encore et encore.
Mention spéciale, pour ma part, pour '22 Grand Job' et 'Strasbourg'.
En bref, ce fut un show merveilleux.


Et voilà que le spectacle se termine, les Rakes repartent.
Le public aussi, après quelques cris.
J'imagine qu'ils s'en vont tous se chercher de bonnes places pour Radiohead.
Je décide de rester encore un peu devant la scène avant de m'en aller,
ne voulant pas me retrouver dans la masse humaine de la Grande Scène.
Et c'est là que les deux anglais précédemment cités vont jouer leur rôle dans mon histoire.
Ils m'interpellent. Nous discutons. Nous voilà partis.
Je reste environ une heure à leur parler.
Ils sont très sympathiques.
Je bafouille dans mon anglais.
J'me galère, mais j'aime bien leur parler.
Ils rient de me voir si timide, articulant mon anglais avec difficulté.
Eux ne parlent pas un mot de Français.
Jared et Adam. Deux prénoms magnifiques.
26 ans. Manchester. Fans des Editors.
Ils finissent par me payer une bière que nous sirotons à la barrière de la scène des Rakes.
Nous parlons de tout et de rien.
Ils sont d'avis que Pete Doherty est un fou.
Je leur parle de Noir Désir du fait qu'ils ne connaissaient aucun groupe français.
Ils se marrent en apprenant l'affaire Cantat.
Nous parlons du festival. On rit.
Jared est charmant. RayBan, jean cigarette, converses.
Adam est drôle. Essayant d'articuler 'Je voudrwais twois grwandes beers s'il vous playy'.
Je passe un bon moment. Parlant anglais assez maladroitement.
Et puis, il est temps d'partir.
Je leur explique que je veux tenter de voir Beck et d'ensuite me placer pour Radiohead.
Ils préfèrent ne pas rater les Editors. Groupe que je regrette de ne pas avoir vu.
Je m'en vais, les remerciant,
et eux me faisant promettre qu'on se reverrait dans un pub à Manchester.
Je repars vers la Grande Scène, sourire aux lèvres.


Et c'est là que j'aperçois la foule immense qui s'étale devant moi.
Je me décide à avancer. J'entends Beck chanter.
Petit détour par le stand de merchandising.
Achat d'un tee-shirt à l'effigie de Phoenix.
Puis, retour dans la masse humaine.


'Loser' rapporte un franc succès.
Beck propose un show décalé et déjanté.
J'aperçois, sur les écrans, des pantins, représentant le groupe, qui jouent sur scène.
Je souris à l'idée que Beck a encore frappé.
Je tente de me faufiler.
Mais c'est sans espoir, je n'trouve jamais de 'meilleure' place.
Alors je finis par m'immobiliser.
Par chance, j'entends 'E-pro' qui commence.
Excellente interprétation.
Applaudissements.
Des hommes déguisés en ours apparaissent sur scène.
Voici l'orgie de Beck.
Beau concert au final, même si je n'ai pas tout vu.


Quand vient la fin du show de Beck, la vague humaine s'agite.
'Ouais, y'a Radiohead après! Trop bieeenn'.
Je décide alors d'entamer mon périple périlleux.
En effet, je commence à me faufiler,
espérant trouver une place un peu plus convenable.
Et vas-y que je me faufile, que je m'excuse à tout va, que j'avance encore et encore.
Je croise des gens étranges, de drôles de festivaliers.
'Pour passer il faut m'offrir une cigarette. Ou un bisou.'
'Oh, mais c'est elle!!! On l'a retrouvée!'
Je ris de voir tant de gens follichons.
Je continue à me faufiler.
Deux personnes m'arrêtent, me parlent, et me tendent leurs bières.
Je n'refuse pas, boit une gorgée de chaque et repart.
Belle ambiance. J'aime beaucoup.
Et puis, finalement, à force d'avancer, je me rends compte que tout faufilage est vain.
Je m'arrête donc, évalue ma place.
Je suis loin. Très loin. Mais j'arrive à apercevoir la scène.
Je reste donc à cet endroit.
Et j'attends.


21h45.
La foule compacte se met à crier.
Radiohead entre en scène.
30000 personnes hurlent.
C'est à voir.
J'entrevois Thom Yorke.
J'observe également les écrans.


Le show est grandiose.
C'est Radiohead en même temps.
Un jeu de lumière omniprésent et impressionnant.
Les écrans, séparés en quatre parties, nous montrant des parties du corps de chaque musicien.
Une foule assez calme pendant les morceaux, et s'extasiant à chaque coupure.
Putain. Radiohead. Le concert à ne pas rater. Le groupe à ne pas manquer sur scène.
Je suis loin. Mais j'y vois. Autant sur les écrans que sur la scène.


Je suis fascinée par la voix de Thom Yorke.
Puissante, attirante, émouvante, percutante.
Cette voix qui se ballade au rythme des guitares, pianos, et autres instruments.
Le groupe entier est fabuleux.
Les morceaux s'enchainent.
Morceaux piochés dans tous leurs albums.
Un mélange judicieux pour une set list splendide.
Au regret de nombre de fans, 'Creep' n'est pas jouée.
Des nouveaux morceaux débarquent.
Ils donnent l'eau à la bouche quant au prochain album du groupe.
Les anciens morceaux ravissent les fans de la première heure.
Le public est comme hypnotisé.
C'est assez impressionnant.
Le silence se fait pendant les chansons.
Pas de cris hystériques. Pas de mouvements de foule.
Seulement un public calme et savourant chaque note, chaque son.
Un silence quasi-religieux à certains moments.
Le rêve. On n'peux pas mieux profiter du spectacle.
Le groupe joue. Le public savoure.


Radiohead quoi.
Le concert dure plus d'une heure et demie.
Epoustouflant.
Je suis fascinée par tant de beau spectacle.
J'entrevois toujours Thom Yorke, alternant piano et guitare.
Je n'vois que peu les autres membres du groupe.
J'essaie de me rattraper en les observant sur les écrans.


Fin du show.
Cris. Hurlements. Joie.
Le public est unanime: ce fut merveilleux.
Quelques applaudissements plus tard, voilà que Radiohead revient.
Rappel. Un rappel nécessaire, afin d'achever la foule dans son enthousiasme.
Et là, c'est le drame. Mon drame, devrais-je préciser.
Ultime chanson.
Thom Yorke lance un 'Au revoir' à la foule.
Et le groupe entame la chanson.
Et quelle chanson. :')
Putain. Putain.
Karma Police.
Un choix parfait, à mon avis.
Je me sens faillir.
Une larme est prète à naitre dans mes yeux.
Je suis ridicule.
Mais, là, entourée de 30000 personnes, je n'pense pas être la seule.
Alors je me laisse aller à l'écoute du morceau.
Thom Y. articulant des 'Karma Police' de sa voix magnifique.
30000 personnes scandant des 'This is what you get'.
Impressionnant.
Il n'y a pas de mots pour décrire ça.
Les jeux de lumière qui s'intensifient une dernière fois.
Le groupe jouant son morceau à la perfection.
Putain. Mon enthousiasme est immense.
Et voilà que c'est fini.


Concert inoubliable.
Tout simplement.
'Karma Police' résonne encore dans ma tête.
Je revois cette scène.
Comme si j'y étais encore.


Fin du festival.
La foule s'en va.
Galère pour réussir à sortir, parmi la vague humaine qui déferle.
Puis, finalement, la sortie arrive enfin.
Direction la voiture de mon père.
Des étoiles pleins les yeux.
Me remémorant chaque instant crucial de ces deux jours.


Départ de Saint Cloud.
Il est minuit.
Petit passage par Paris.
J'ai envie de voir la Tour Eiffel.
Alors on y passe.
On voit la magnifique Tour de Fer.
J'aperçois les Champs Elysées.
D'autres monuments.
Paris quoi.
Et puis, on part, direction Bordeaux.


Difficile de garder les yeux ouverts en roulant de nuit.
Je m'endors. Pensant aux DPT, Rakes, et autres Phoenix et Radiohead.
Mais je me réveille bien vite. Préférant rêver les yeux ouverts.
Nous finissons par arriver vers 8h à la maison.
Retour à la réalité.
Plus de Paris. Plus de Rock En Seine.
A l'année prochaine, qui sait?
# Posté le samedi 02 septembre 2006 11:57
Modifié le vendredi 01 juin 2007 13:01

It's never been like that !

It's never been like that !

Un nouvel article long et futile se profile.
Vous voilà prévenus.


Les 25 et 26 Août.
Des jours à retenir pour moi.
Maintenant qu'ils sont passés.
Des souvenirs. Voilà c'qu'ils sont.
De merveilleux souvenirs.
En trois mots simples.
Rock En Seine.


Après des galères, je finis par réussir à m'organiser pour y aller.
Transport en voiture. Nuit en hôtel. Festival en solitaire.
On improvisera sur place comme on dit.


Vendredi 25 Août.
Réveil prévu initialement à 4h30.
Réveil effectif à 5h après seulement 4h de sommeil.
Départ pour Paris. 5h30 de conduite.
Mon père et moi arrivons à Saint Cloud à 11h10.
Recherche du Domaine et de l'hôtel.


Quand tout est prêt, après un pseudo-pique-nique au Bois De Boulogne,
direction le Domaine National de Saint Cloud.
Arrivée à 13h35. Attente.
Aurely m'a prévenue la veille qu'elle tenterait de venir.
J'espère. J'attends. Je patiente en espérant.
Puis, je me décide à entrer sur le site,
pensant qu'Aurely n'a pas pu venir.
Et là, chose inespérée, un appel.
AURELY.
Finalement elle vient. :)


Je passe la barrière, me retrouve avec une bouteille sans bouchon.
Les vigiles ne fouillent même pas la poche de mon sac.
J'ai donc mes appareils photos en sécurité.
On m'orne d'un beau bracelet rose fluo.
J'aime ce bracelet. 'Rock En Seine - Ile De France - 2006'.
Rien que pour ça je ne regrette pas d'avoir pris un pass deux jours!
Et là, une apparition, après quelques minutes d'attente,
Aurely arrive. Première rencontre. =)


Aurely, même si elle sait pas où est la Normandie,
je l'aime quand même. <3
Mais quand même, la Normandie quoi.
Contrée du fromage non?
Bref.


Nous entrons sur le site. Nous allons droit à la Grande Scène.
Notre but est de se réserver des bonnes places pour les Dirty Pretty Things.
Il y a peu de monde à 14h30 devant la scène. On se trouve au deuxième rang.
15h35. Calexico commencent. Je n'connaissais que deux titres.
J'aime bien. Ce n'est pas l'extase, mais j'apprécie.
Personnellement, j'suis sous le charme du trompétiste.
Bref. Petit premier concert sympathique.


Longue attente entre les shows.
Mais j'ai pas envie de me plaindre. Je vais voir Carl Barât.
Alors, avec Aurely, on attend.
17h. Les gars de Nada Surf entrent en scène.
Le public commence à se faire violence.
Les slameurs débarquent.
Je suis contre la barrière grâce à un p'tit faufilage.
Aurely est à un pas à côté.
Le show se passe bien.
Les Nada Surf gèrent. Vraiment.
'Popular' et 'Always Love' rapportent le plus de succès.
Et vas-y que je slame dans ta face et vas-y que j't'éclate contre la barrière.
Mais je suis devant, à Paris, à Rock En Seine, rien ne peut gâcher ça.
Le public se déchaine. La Grande Scène commence à vivre.


Nada Surf se termine.
Nous attendons.
Mais nous n'attendons pas n'importe qui.
Pas n'importe quel groupe.
Anhony, Gary, Didz et Carl.
Les Dirty Pretty Things.
Rien que ça.
<3


Le stress monte pour moi.
L'excitation. L'appréhension. L'hystérie. La joie. L'émotion.
Un peu tout en fait. Je suis pressée.
Depuis le temps que j'attends ça.
Carl Barât. Mon 'Lui'.
Je suis une de ses groupies.
Si vous voulez appeler ça comme ça.
Donc je l'attends avec impatience.
Avec cette dose d'adrénaline qui monte.
Cette boule au ventre qui s'forme.
Cet espèce de liquide salé qui pique les yeux.
Un peu tout en fait.


Bref.
Attente. Attente. Attente.
Je commence à trembler. C'est con.
Mais j'peux pas m'contrôler.
Je parle pour ne rien dire.
Il suffit de demander à Aurely.
Mon état était assez lamentable.
Mais j'pouvais pas faire autrement.
Et puis, j'entends une voix. Cette voix.
Je suis sûre que c'est la sienne.
Même si je n'ai pas eu confirmation.
Des essais micros. Puis des mots en l'air.
Comme une conversation lointaine.
Mais avec SA voix. C'est lui.
La tension me monte au corps.
Eux. Et Lui. Lui. Et Eux.


Puis, à 18h35, le public crie.
Et soudain, ils sont là.
Ils entrent. Tranquilles.
Didz, Josh qui remplaçait Carl à la guitare, suivis d'Anthony, puis Gary,
et, enfin, Carl. Derrière.
Ils prennent place.
Carl a le bras en écharpe.
Blessure à la clavicule.
Un drapeau anglais lui sert d'écharpe.
Putain. La classe britannique.
Carl Barât.
L'élégance personnifiée.
Avec ses RayBan et son drapeau.
Ses cheveux en bataille sur la figure.
Putain. C'est lui. C'était lui.


Bref. Je m'emballe. Je vous l'accorde. Mais c'était lui. Cet argument suffit à tout expliquer.
Les Dirty Pretty Things nous offrent un show mouvementé, énergique, puissant.
Le public est en folie. Les chansons s'enchainent. Le temps passe vite.
Le temps passe beaucoup trop vite. Combien de temps passe?
Je dirais 10 minutes. Alors que c'est beaucoup plus.
Je suis bien. Je n'veux plus qu'ils s'en aillent.
Ils sont bons. Le remplaçant de Carl gère son jeu.
Il porte des lunettes noires et a lui aussi la classe, tout simplement.
C'est en fait Josh Hubbard, de The Paddingtons. :')
Gary, torse nu, comme toujours, en short-jogging, souriant.
Anthony, mèche frisée dans la figure, excentrique à souhait, guitare en main.
Didz, à la voix magnifique, aux riffs de basse entrainants, complice avec Carl.
Carl, fumant, buvant sa bière, en offrant aux autres, chantant, visitant les recoins de la scène, allant chanter aux côtés de Didz, allant donner sa cigarette à tirer à Anthony, puis, enfin, prenant sa guitare pour deux ultimes morceaux, malgré son bras en écharpe.
Putain. Putain. Putain. Putain. Putain. Putain.
Je donnerais tout pour y retourner.
Ils enchainent les morceaux de Waterloo To Anywhere.
Mention spéciale à 'The Enemy' et 'You Fucking Love It'.
Puis, deux chansons des Libertines, 'Death On The Stairs' et la fameuse 'I Get Along'.
Et, surtout, chose à laquelle je ne m'attendais pas,
chose qui m'a laissée sur le cul,
ils ont chanté 'France'.
Cette chanson. Pour moi, elle représente Carl.
Je n'peux pas expliquer pourquoi.
Mais, l'entendre en live m'a fait un effet étrange, un effet superbe.
Carl qui prononce calmement chaque mot.
Chaque instrument qui se fait calme pour ne pas étouffer la voix.
Même le public qui n'hurle pas. Le rêve.
Je voudrais revoir ce moment là.
Cette chanson.
Carl Barât.
Devant moi.
Dirty Pretty Things.
Moi qui étais au premier rang.
Moi qui ne sais pas comment dire ce que j'ai ressenti là.
Un show inoubliable. Un point c'est tout.


Puis ils finissent par s'en aller.
Je suis triste que ce soit déjà terminé.
Le temps file vite dans ces moments-là.
J'ai enfin vu les DPT. Et Carl. Lui.


Nous sortons de la foule.
Direction la Scène de la Cascade.
Des images plein la tête.
Les DPT qui ne me quittent pas.
Mais nous n'voulons pas voir Patrice.
Alors, on se rabat sur Kasabian.


Le concert est déjà commencé. On s'tente une incruste.
On réussit à s'avancer suffisamment pour bien voir les Kasabian.
Je suis contente de ne pas avoir raté les chansons que je connaissais,
et plus particulièrement 'LSF' et 'Club Foot', les plus connues de toutes.
Bref. Bon show. Le groupe est toujours aussi bon, il faut que j'vois leur nouvel album.
Suite à Kasabian, ce sont les Raconteurs qui sont prévus.


On arrive à se caser au deuxième rang.
Attente. Comme d'habitude.
Puis, enfin, The Raconteurs arrivent.
Ils nous offrent un show à couper l'souffle.
Ce groupe est à voir en live.
Leur jeu est excellent.
Jack White a un charisme naturel qui m'attire.
Brendan Benson également.
Les autres sont quelques peu en retrait.
Dommage.
Les versions live de 'Steady As She Goes' et 'Store Bought Bones' me bleuffent.
Vraiment, ces Raconteurs sont splendides.
Et le public le leur rend bien apparament.
Seule petite 'critique' pour ma part:
ils sont assez distants, enchainent leurs morceaux d'une traite.
Mais, au vu de la qualité des morceaux, je n'peux pas leur reprocher.
Mention spéciale pour la reprise de 'Bang Bang' de Nancy Sinatra.
Ce morceau fut parfait, avec les 'Bang Bang' susurrés par Jack White.
Ce concert, avec celui des DPT, fut le meilleur de ma journée.


Après ça, direction la Grande Scène pour apercevoir Morrissey de loin.
Sur les écrans en fait.
Une bonne masse de gens assiste au show.
En même temps, c'est Morrissey.
L'ex-Smiths comme on le qualifie.
Je n'reste pas longtemps puisqu'Aurely doit partir.
Et puis, je n'vois pas grand chose.
Dommage.
J'aurais aimé le voir.
Lui qui, pour moi, est culte.
Enfin, je l'ai aperçu.
C'est mieux que rien.
:)


La journée se termine. Les gens sortent peu à peu.
On entend Morrissey qui chante en fond.
Ainsi que DJ Shadow à l'opposé.
On croise deux jeunes à qui parler.
Puis on s'éloigne.
Pour enfin s'en aller totalement.
Au r'voir Aurely.
J'compte sur toi pour une prochaine fois sur Paris.
Merci pour cette journée.


Première journée de festival réussie.
Très réussie même.
Cette journée me manque.
Et je regrette de ne pas avoir rencontré les DPT.
Puisqu'apparament d'autres personnes les ont rencontrés.
Tant pis pour moi. J'rate toujours ma chance.


Bref.
Je regrette aussi de ne pas avoir vu certains groupes.
Clap Your Hands Say Yeah. Wolfmother. TV On The Radio.
Une prochaine fois peut-être. :)


La photo, quant à elle, n'est pas de moi.
Mon appareil photo est loin d'avoir une qualité d'image fulgurante.
Bref. Jolie photo d'un des écrans de Rock En Seine.
Carl Barât chantant.
Rien que ça. :')
# Posté le dimanche 27 août 2006 19:31
Modifié le vendredi 01 juin 2007 13:04

And I don't want to lead my life like everybody else.

And I don't want to lead my life like everybody else.
Soyons fous.
Un article en vitesse.


Je suis revenue de Camargue.
J'y ai passé deux bonnes semaines.
Je pourrais presque dire que ça me manque.
J'y ai rencontré le barman aux plus beaux yeux du monde.
Rien à ajouter. Que de souvenirs.


Je pars Samedi soir pour deux semaines.
J'pars au Maroc. Avec des gens de ma famille que je n'vois pas souvent.
J'suis assez contente. Même si j'appréhende un peu.
J'me tape tout le trajet en voiture.
J'ai fait le plein de cds. :)


J'ai ma place pour Rock En Seine.
Mais il y a de nombreux problèmes imprévus.
Donc je vais peut-être devoir la revendre.
Je suis loin d'en avoir envie.
Mais ce n'est pas moi qui décide apparament.
Comme si je n'avais pas le droit de me faire un p'tit cadeau d'anniversaire.
Merde quoi. J'vais pas abandonner ce festival si près du but.
Enfin, je verrais bien. Je prie encore.


Sinon, aujourd'hui, j'ai été voir Carolyn et Lennie.
Dieu qu'elles sont gaies. :)
J'aime leur bonne humeur si ... explicite!
Et je regrette de n'avoir passé que si peu de temps avec elles.
Mais bon, je les ai vues quand même. :')
<3


Je me suis achetée les derniers albums de Razorlight et Phoenix.
J'aime. Je n'suis pas déçue de ces achats.
Je verrais sûrement Phoenix en live à la rentrée.
Mais pour Razorlight, ça risque d'être plus compliqué.
Et pourtant, j'aimerais tant les voir.
Ce Johnny Borrell, en concert, doit être un cas à ne pas manquer.
Bref. Un jour peut-être.


D'ailleurs, il s'agit de Johnny Borrell sur la photo.
Je lui trouve un petit air à la Adam Green sur certaines photos.
Ce qui ne me déplait pas le moins du monde,
soit dit en passant.


Point.___________
# Posté le jeudi 03 août 2006 15:49

A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi et regarder la vie tant qu'y'en a.

A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi et regarder la vie tant qu'y'en a.

Tout d'abord, j'ai décidé
de supprimer les 'amis skybloguiens'.
Je n'en vois pas l'intérêt.
Point. A la ligne.


Ensuite, pour information, j'ai eu mon bac.
Je n'réalise pas vraiment.
Surtout que des gens
que j'apprécie vraiment ne l'ont pas eu.
Deux personnes en particulier. J'en suis désolée.
Mais, tout de même, bravo aux personnes qui l'ont eu.
Toutes mes félicitations.


Mardi soir, petite soirée.
Pour fêter un tant soit peu le bac.
Enfin, soirée un peu foirée sur le début.
Mais vraiment bonne sur la fin.
J'savais pas que tous les jets d'eau publics
étaient allumés la nuit
.
Et que Bordeaux était si loin de ma maison à pieds.
Mary, si tu me lis.
:)


Parlons musique.
Je pense aller à Rock En Seine.
J'espère y aller en tout cas.
Je prie encore. Mais je pense que ça se fera.
Carlos Barât, je vous aurais.
Ou tout au moins, je vous verrais.


Période Noir Désir. Période The Kinks. Période Razorlight. Période The Kooks.
Musique. Musique. Musique. Musique.
Chacun a sa propre définition de la musique.
Mais ça n'change pas qu'elle est au centre de beaucoup de vies.
Dont la mienne.


Vacances.
Dormir. Internet. Musique. Dormir. Manger.
Musique. Internet. Lire. Musique. Dormir. Ecrire.
Manger. Conduire. Musique. Dormir. Sortir.
Musique. Lire. Manger. Internet.
J'en passe et des meilleures.


Je manque d'idées skybloguiennes. C'est assez atroce.
J'voudrais avoir quelque chose à dire. A écrire plutôt.
Mais je n'trouve pas. J'ai des idées, mais pas pour un blog.
Ca reviendra. Quand j'aurais compris ce qu'est ce 'ça'.
En attendant, l'article s'arrête ici.


Une photo de Bertrand Cantat.
Parce que sa voix. Parce que son groupe.
Parce que son harmonica. Parce que ses paroles.
Parce que lui. Et toujours lui.
Parce que Noir Désir.
# Posté le jeudi 06 juillet 2006 18:41
Modifié le vendredi 01 juin 2007 13:02